Deux équipes du Mont Dore ont devancé les
favoris lors de la première étape,
un prologue en course à pied et vélo
se déroulant autour du Mont Dore.
C’est sous un ciel d’azur que la 10e
Transmassif s’est élancée samedi
du Mont Dore. Au départ, 14 équipes
pour le Grand Raid, et 15 pour le Défi Sancy-Cantal,
se déroulant sur deux jours. Remettant leur
titre en jeu, les équipiers de ERTIPS (Isère)
repartent avec les mêmes ambitions, bien qu’ayant
un nouveau membre dans leur formation. Figure aussi
dans leur ligne de mire, leur propre record du nombre
de kilomètres sur Transmassif, 750 bornes à battre !
Sur la seconde marche en 2006, CAP 03 vise aussi
le podium. Et derrière, beaucoup d’outsiders,
postulants aux places d’honneur ou voulant
créer la surprise. Comme les hommes du Mont
Dore, les locaux de l’étape, et ceux
de La Clusaz, venus de plus loin, ayant renouvelé leur équipe
de moitié, mais visant aussi les sommets.
Et des sommets, il y en a eu lors de cette première étape.
Sur les 30 kilomètres de course à pied
et de VTT, pas moins de 2574 mètres de dénivelé,
dont 1124 mètres de dénivelé positif
(760 mètres pour la course à pied…).
Une performance de taille qui a tout de suite sauté aux
yeux des spectateurs venus assister au départ.
Un coup d’envoi spécial pour cette 10e édition,
une surprise pour les concurrents. Au top départ,
la station du Mont Dore s’illumine sous les
feux de Bengale, et la voie à suivre est balisée
de chaque côté par des feux rouges.
Des signaux annonçant la première grosse
difficulté, une ascension directe de 500 mètres
pour arriver sur les crêtes. Spectacle garanti,
introduit par le maire du Mont-Dore, Jean-François
Dubourg. Ceux qui n’étaient pas encore
dans l’ambiance sont servis. Les heures qui
vont suivrent promettent d’être longues.
Pour veiller à la sécurité des
coureurs, un hélicoptère de la gendarmerie
de haute-montagne survole le parcours autour du Sancy.
Justement, Maxence Chantelauze est victime d’une
entorse et doit être hélitreuillé,
provoquant ainsi l’abandon de son équipe,
LIS ISCLOUPAS, engagée dans le Défi.
Retour à la course. En quelques minutes, les
premiers coureurs parviennent déjà en
haut de la première crête. Les participants
cheminent ensuite sur les hauteurs pour atteindre
la troisième balise située en contrebas
du Puy de Sancy. En tête, à ce moment
de la course, ERTIPS domine, suivi de près
par La Clusaz. Les concurrents arrivent au couloir
du Pas de l’Âne. A ce moment, les ERTIPS
sont alertés par un gendarme, leur demandant
s’ils ont poinçonné leur balise.
Réponse : non. Demi-tour et premiers
grognements.
Mine de rien, les hauteurs enneigées du massif
ont, malgré l’apparente vitesse des
concurrents, ralenti la course. Résultat,
les participants ayant réussi à poinçonner
une ou plusieurs balises bonus, voient leurs efforts
annulés.
La fatigue se fait sentir dans la partie VTT. A mi-chemin
de ce second parcours, les yeux se tournent vers
le chemin, par lequel les hommes de tête doivent
arriver. Première au poste 10, l’équipe
du Mont Dore, XTTR1, passe à 16h40.
Elle est suivie, 5 minutes plus tard, par le second
trio du Mont Dore, XTTR2. Suivent peu après,
CAP 03, ERTIPS, Pic Saint-Loup, etc. Des premières
places fictives, le classement général
n’étant validé qu’après
l’arrivée et le décompte des
balises poinçonnées. Suspense. Dans
le doute sur leur performance, les coureurs n’en
restent pas moins solidaires et les premiers hommes
en difficultés sont encouragés et aidés
par leurs coéquipiers, et les spectateurs.
C’est aussi ça Transmassif, une course
de géants mais où le bon esprit reste
présent.
Mais ce classement provisoire devient définitif
quelques minutes après l’arrivée.
Mont Dore remporte la première étape,
avec un beau doublé, XTTR1 et XTTR2, suivi,
sur la troisième marche, par CAP 03. ERTIPS
termine 4e, sans doute retardé par sa recherche
de balises bonus.
Dimanche, direction Riom-ès-Montagne en course à pied,
VTT et kayak.